Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je crois aussi que chaque progrès peut parfois faire soudain apparaître la faille qui demeurait… Témoin, cette inconscience de quelques semaines en Bretagne qui m’a valu une prise de poids stupéfiante – et peut-être, ça va ensemble, une mauvaise tenue corporelle. Moi qui rêvais de t’arriver, sinon la plus belle possible, du moins la moins mal ! Deux choses à te demander, importantes à mes yeux : 1- Quel sens donnes-tu à mon « impatience » lors de ces foutus départs… ? Je te dirai, après, ce qu’il y a à ma connaissance intime – mais qui sans doute rejoindrait ce mauvais centrage… ? 2- Voilà : c’est une question qui pourrait paraître déplacée aux yeux de je ne sais qui, mais qui ne saurait l’être entre nous étant donné l’inconditionnelle confiance que nous partageons. René et moi essayons en ce moment de comprendre, mais je sais que l’un de ces coups de pouce dont tu sais user va m’aider à voir clair ; pour les avocats, Guite, les Fournel (et voilà maintenant pour Krishna ?!), nous représentons un couple « idéal » - disons, plus modestement, « bien ». Or, face à un « public », les choses me semblent tout autres et c’est révélateur. Disons que mon « mauvais centrage de l’être », ma passivité – tout ce que tu m’as dit -, est responsable en grande partie. René croirait reconnaître dans ta remarque les siennes propres, mais c’est comme pour le « tiens-toi droite », il n’a raison qu’en partie. Mais je ne crois pas non plus être seule responsable de ces tensions qui, justement, ne peuvent pas ne pas être ressenties par ceux qui nous entourent. Pardon de te mettre dans le coup ainsi, dés maintenant. Mais c’est que j’ai hâte de me consacrer à cette participation active : ce joyau que j’emporte cette fois, mêlé à tant et tant d’images…
677
Made with FlippingBook flipbook maker