Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… A peine on vous avait quittés, et on est vivement poussés vers le fond devant 6 comptoirs, dont aucun ne voulait de nous ! René se dirige vers un 7 ème , qui nous renvoie au 4 ème , devant un policier de mauvaise volonté qui ne voulait pas tamponner nos cartes d’embarquement sous prétexte que quelque chose n’allait pas sur le papier que tu avais rempli (impossible de savoir s’il s’agissait de nos signatures, de nos montres, ou de ma bague…) ; enfin il demande à René son passeport… Plus de passeport ! Je cherche partout et le trouve oublié sur un comptoir, avec les billets. On a enfin les tampons, avec l’impression que c’est dû à la colère qui m’avait saisie. Bref : seuil du départ. Hélas, fallait pas que René ait dans son bagage à main une pince à ongles. Enfin on est dans l’avion, qui heureusement avait du retard. Je demande à René nos billets où étaient épinglés nos coupons de bagages : plus de billets ! Oubliés sur un comptoir, il ne savait plus lequel évidemment… Dernier acte : on nous appelle au poste de l’avion, pour nous remettre les billets laissés par René… Voilà ! … Je sais que je vais très bien travailler. Sur les deux plans, inséparables, physique et dans cette participation d’être. Je vais bien travailler, car cela est, m’est indispensable, et que c’est pleinement passionnant, pleinement engageant. Je crains cependant, et je te l’ai mal exprimé, que t’ayant de multiples fois dit mes progrès, tu risques de penser à une part d’illusion de mes bonnes volontés ; or, chaque fois c’est vrai, et cette vérité correspond bien à une réalité du moment.
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