Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Encore aujourd’hui on discute serré sur ce qu’il écrit de l’unité biologique et sur ce que j’en comprends. Je puis t’indiquer en gros quelques-uns des thèmes qu’il aborde : rapport entre inné et acquis, plasticité autant que dépendance de la matière vivante, unité tridimensionnelle : un élément, autre élément, mais toujours la relation entre les deux ; et puis une notion – qui m’intéresse particulièrement et que Francis travaille dans son livre, comme quoi toute idée est toujours dans l’air, car elle répond à certains degrés d’évolution -, la notion d’émergence. Qui émane d’un palier ou d’une combinaison pour passer à l’étage au-dessus sans jamais être réductible à ce premier palier. Je m’explique mal ; mais dans mon rôle de Candide auprès du texte de René, je développe mes propres idées et perceptions… … Tu m’écris « n’avoir rien à dire à moins qu’on ne me présente un sujet particulier… ». Alors, on peut dire qu’avec cette lettre j’ai « mis le paquet », non ?! J’aime parler avec toi ainsi, et je me vois t’abreuver chaque jour lorsque je serai à Sincérité, de tout ce que j’ai l’impression d’avoir accumulé… J’arrête quand même ; mais n’aie crainte, le flot n’est pas épuisé !
… Voilà ! Je pense à toi, et je t’envoie dans plein de baisers toute, toute ma tendresse,
Colette.
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Samedi matin 7 mai 88
Aimé,
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