Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Hier même, juste hier le 6, ta lettre du 28 et tes vœux de Fête qui m’ont à la fois apporté « paix et force » et confirmée dans cette évolution qui m’apprend à les trouver. Tes mots, si souvent, sont un étayage direct.
Lundi 9
Volontairement j’ai attendu jusqu’à maintenant pour te dire qu’il est arrivé (le cadeau que je lui avais envoyé) justement pendant que je t’écrivais samedi matin : autant dire pour ma Fête ! J’ai attendu pour que tu ne crois pas que je t’écrivais sous le choc, en quelque sorte, de cette merveilleuse, très merveilleuse surprise. Ou plutôt, pour que tu saches bien que la durée de ma surprise va être à l’infini… ! Je crains de ne pas trouver les mots pour te transmettre la joie, la force, l’épanouissement que m’apporte ton cadeau. D’abord il est très beau (lorsque je l’ai déroulé René était près de moi et il s’est exclamé « oh ! c’est très beau ! »…). Comme le précédent, mais plus encore, j’aime sa structure, son harmonie ; quant aux signes du Mantra, c’est la perfection qui m’arrive ! Je te remercie du fond du cœur – du cœur de l’être, de l’être du cœur – pour cette attention ! Tu m’avais écrit, le 6-5-87, au dos d’une photographie de Tara, le Mantra ; et le 6-5-88, c’est comme s’il se réalisait dans et par un « objet » de beauté, créé à cette fin. Je voudrais te demander s’il est nécessaire de prononcer le Mantra, ou si l’on peut, à certains moments, le dire uniquement dans la tête ? Il est vrai qu’en fait il semble inévitable qu’il passe de la tête à l’articulation des mots – mais à voix basse. C’est cette tonalité qui me convient le mieux pour l’instant ; mais, puisque Aum est le son primordial, je suppose que la voix doit y participer ? Tu me diras. Tu sais que cela est tout à fait exact : tout d’un coup c’est Là et cela me donne une grande force – presque physique !
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