Lettres à Divakar jusqu'à 2005

plus les redouter » ; mais je comprends bien le malaise et la tristesse de voir ceux avec qui on partage l’Expérience s’engouffrer dans certaines voies… Mais il y a cette Fête d’Auroville et le Feu à l’aube, dont j’ai moi-même ressenti le Sens qui, là, parait irréversible. J’aime ce que tu me dis d’Helen ; c’est drôle, j’ai l’impression, d’où me vient-elle, alors que je ne la connais pas, et assez peu John et Susan, que ces trois-là, si différents qu’ils puissent être, ont entre eux une unité. Quand je débarquerai à Madras le 28 août je pourrai dire que « ça commençait à bien faire ! »… ; alors hier, je me suis acheté un joli petit sac de toilette à mettre dans le « hand-luggage »… comme ça je suis déjà en route !...

Et moi aussi je t’embrasse tout plein et tout plein,

Colette.

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Lundi 14-3-88

Aimé,

Pour que tu saches tout au fur et à mesure comme toujours, jeudi dans la nuit René a eu trois spasmes cardiaques, qui ont assez vite cessé ; son médecin l’a reçu très rapidement le lendemain matin… nouveau médicament pour fluidifier le sang et surveillance attentive dans les jours qui viennent… Cela semble néanmoins une récidive très modérée ; il doit retrouver la rigueur des premiers temps en ce qui concerne le régime alimentaire… et aussi, à mon avis – je crois qu’il va s’y ranger – cesser les séances qu’il fait avec excès dans ces sortes d’Instituts pleins de gadgets, et bicyclette et sauna pour perdre des kilos… ; s’il est en effet nécessaire

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