Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Le comble, c’est que René m’avait fait à deux reprises cette remarque en me voyant le lire : « il ne t’emballe pas, ce livre… », et moi me disant, agacée, « qu’est-ce qu’il en sait… ! »… Voilà. Je ne vois pas d’autre explication à ce traitement imposé à mon jugement sur ce livre, que je trouve mauvais : « un chef d’œuvre » dit le préfacier ! Autre élément peut-être à y ajouter : mon « inclination » pour Jean Jacques qui me l’a offert. Oui, tu as raison, ces tempêtes m’avaient tout à fait déboussolée, cela ne m’étonne guère. Donc, tu penses n’avoir sans doute pas l’occasion de voir Suzanne… ; je ne sais pas bien quelle est « la position prise par Gérard »… par rapport à quoi, à qui surtout ? Il est assez influençable… ; toujours j’ai éprouvé avec lui ce double sentiment d’une présence physique mais sur un sol incertain, d’une fidélité mais à éclipses… … J’espère que la semaine des Fêtes d’Auroville aura été celle de très bonnes Fêtes… … Je voudrais aller à la « Fiesta », ou chez Aziz, peut-être à l’Aristo prendre un lassi… et puis, la plage… et aussi cueillir des fleurs au petit matin dans un beau, beau jardin inoubliable…
Mercredi
… Je suis avec toi, toujours, toujours, toujours – et dans quelques heures à la « night-watch »…
Colette.
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Le 8-3-88
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