Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Franchement, il y a du boulot ! Je parlais à Paul hier de l’espoir pour le statut d’Auroville : ce serait bien ! Samedi après-midi j’ai revu cette analyste avec qui j’avais noué à l’époque des relations sympathiques. Du dialogue que nous avons eu, sont venues après coup pour moi des ouvertures, et des assurances pour mon travail ; c’est une femme très fine qui sait réfléchir et qui permet à l’autre d’affermir ses propres réflexions. Je voudrais maintenant te parler – il y a pas mal de temps que j’en ai le souhait – de deux choses. L’une et l’autre sont à la fois de peu d’importance, et, parmi les choses de ma vie, se présentent cependant à mon esprit toujours sous la même forme … d’un point d’interrogation. Et c’est là que je ne comprends pas, que je ne me comprends pas : pourquoi ce pourquoi (je devrais peut-être chercher du côté des inlassables « pourquoi » des enfants). La première concerne nos jeunes amis, les avocats, Ulrich et Philippe. Donc, c’est par Guite que nous les avons connus, Guite pour laquelle ils ont beaucoup d’admiration et de tendresse. Et après, pour nous aussi. Certainement ils ont de l’attrait pour les gens qui pourraient être leurs parents. Mais leurs sentiments pour nous ne peuvent se réduire à cela, évidemment. Que te dire ? Ils sont véritablement « aimables », sûrement sincères et simples, très attentionnés. Il n’est pas rare que Philippe m’apporte un livre qu’il a, ou qu’ils ont, aimé (c’est ainsi que je viens de lire « Reflets dans un œil d’or » d’une auteur que j’aime bien, Carson McCullers, et aussi deux romans de Virginia Woolf). Ils m’ont – je parle de moi, mais je pourrais aussi bien dire « nous », René et moi – entendue dire que j’aimerais connaître Bruges, et ça y est, le projet est dans leurs têtes !

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