Lettres à Divakar jusqu'à 2005
dit que, oui, il est bien tranquille ; alors j’ai ajouté « oui, mais en haut », et il répond qu’il « croit » que c’est là où il l’est, et bien. Quant à l’impatience de ce qu’il appelle « la carcasse », elle est toujours là, mais je lutte contre ça… … Donc : nuit de jeudi à vendredi, alors qu’il commençait à aller mieux, à sortir de son épuisement, coup sur coup, quatre crises. Malgré ses dénégations… sa peur que nous soyons séparés…je n’ai évidemment pas hésité : ½ heure plus tard Fournel venait nous chercher, le faisant hospitaliser dans le service de la Salpêtrière (dont j’ai appris très vite, et par Bessis en particulier, qu’il était le plus grand service au monde maintenant)… C’est stupéfiant d’organisation : perfusion, contrôles permanents, examens précis. Il va très bien. Plus une seule crise – alors que si nous avions attendu une heure de plus c’était l’infarctus… Cela veut dire que durant toute la semaine où nous devions partir aux Prévôts, je suis restée près de lui ; quand il a été hospitalisé, j’ai ressenti un grand apaisement, et j’ai compris que j’avais vécu dans l’inquiétude. Puis, après l’apaisement, deux jours de « chute », pouf ! D’où je suis ressortie tranquille, décidée à reprendre mon souffle, mes marches. A 9 h je suis au lit et je dors bien. Je fais ma gymnastique. Puis enfin, ton coup de téléphone qui m’a posée, centrée… … Tu m’as demandé si je me reposais. Je t’ai répondu oui.
Mardi matin
Fournel vient de me téléphoner : l’examen s’est très bien passé ; la localisation de la coronaire a été faite… et surtout, on a pu faire la dilatation ; c’est-à-dire, inutilité de l’opération !
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