Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mais ce serait absurde de te les écrire telles que : tout risque d’avoir bien peu de sens, dans ce quotidien que tu ne liras que dix jours plus tard. En résumé, nous vivons au jour le jour. Rien de très assuré, encore… … Les « crises » ne cèdent pas facilement, mais elles sont nettement moins aigues. L’ennui c’est cette fatigue ; et, aussi, la complexité des choses ! Car, lorsque le cardiologue a appris que rené depuis des années absorbe deux médicaments – l’un contre les maux de tête qu’il redoute tellement, l’autre pour se « doper », et l’un et l’autre dont l’usage ne doit en aucun cas excéder quelques semaines -, il a bondi ! En outre ces deux médicaments sont totalement contre-indiqués en cas d’angine de poitrine !... … Sur France Culture, une émission l’autre soir avec Francis, trois psychiatres et deux infirmiers ; son livre est très bien accueilli.
… Avec toi, ici même chaque jour – et chaque jour à Auroville. Je t’embrasse,
Colette.
***
Lundi 16-11-87
Aimé,
… L’immensité de l’apaisement, de la joie, de la tranquillité que m’a apporté ton appel téléphonique !
… Quant à René, je crois que tu peux imaginer l’émotion dans son regard quand je lui ai transmis tes messages ; il te
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