Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Lundi 19-10-87
Aimé,
Que je te dise « à chaud », pour me soulager et me consoler et dans la chronologie des deux versions que j’ai jusqu’ici, des dégâts causés par cette exceptionnelle tempête qui fait de la Bretagne une « zone sinistrée »… 1 ère version : Madeleine, qui par malchance est avec Guy au Havre chez leurs filles, téléphone ici (je n’étais pas là) pour nous prévenir qu’une gentille dame Rousseau de la Ville es Sansons vient de lui signaler qu’il y avait chez nous d’importants dégâts à la toiture… Cela me fait aussitôt frémir : le grenier ! (En plus elle venait d’être entièrement refaite à l’arrière). Je téléphone aussitôt au couvreur – pour qui nous sommes donc un bon client, ce qui facilite les choses. Il est débordé, j’étais la 20 ème personne de l’après-midi à l’appeler en urgence. Bref il m’assure qu’il ira aux Prévôts dans le courant de cette semaine et, selon les dégâts, mettre soit une bâche, soit des ardoises d’attente. Je téléphone alors à la dame Rousseau pour la remercier. Elle me précise alors ces trois choses : a) c’est le toit du cellier qui a été enlevé ; b) sur la maison elle-même, environ 5O cms2 enlevés ; c) quant aux arbres, un désastre – les 6 immenses cupressus, quelques jeunes peupliers, des lauriers et le joyau, le grand cerisier à fleurs : déracinés ! J’essaye alors de joindre le jardinier, en vain ; j’appelle sa mère à Dinard : il rentre aujourd’hui, mais son téléphone est inutilisable. Je lui écris donc ; je veux (si cela est possible en si peu de temps) que tout soit déblayé avant notre arrivée dans 15 jours, et que nous décidions aussitôt des nouvelles plantations ; car je ne peux supporter la vision de la destruction et veux repartir à Paris sur l’image de la reconstruction.
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