Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mais s’y ajoute un fait « étonnant ». Faire une étude à propos d’un « cas » (comme on dit) n’a rien en soi de particulier, sauf l’intérêt que celui-ci présente ; mais ce que je cherche à proposer c’est, chez cette patiente et d’autres qui s’en trouvent, après coup, éclairées, un certain fonctionnement de la pensée lié à certaines situations – du moins est-ce pour moi une hypothèse. Or, voici que depuis trois séances elle m’apporte des rêves, et des souvenirs dont elle n’avait jamais parlé, qui me stupéfient tant ils entrent dans mes réflexions ! Une drôle de « coïncidence », de communication ! De plus, étant donné qu’elle a déjà eu une première analyse avec un homme, tout cet ensemble récent me confirme dans la question que je souhaite poser à propos des « vraies questions » (cf. nos dialogues d’il y a deux ans) qui restent dans l’ombre. … Ce que tu me dis d’Auroville – ce mélange – au fond me rassure : car j’y lis mieux la présence de cette aspiration, ce besoin, cet engagement que tu y vois ; et je comprends ta position, qui est d’y reconnaître l’aventure possible… … Quant à la lettre de Claire, elle ne m’étonne pas du tout. Il y a en elle quelque chose de « fou » ; elle a dit à Christiane, comme au père de Jean Yves et Chantal, des choses inacceptables, pleines de méchanceté et d’un besoin maladif de tout régenter, et au nom en effet du « réalisme » ! Je suis quelque peu inquiète : la tempête sur la Bretagne, de gros dégâts, un vent à Granville, pas loin de Saint Malo, de 220 km/heure, routes coupées, toitures arrachées…
… Je suis pleinement avec toi,
Colette.
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