Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je suis soulagée que tu puisses continuer un peu Ravena ; j’y pense constamment ; je suppose que cette menuiserie qui reste à faire représente pas mal d’argent ? Quelque peu gourde comme je suis, je n’avais pas songé, pas deviné, qu’Aruna redoute le retour de Susan ! C’est drôle : ça me, ou plutôt ça se contrarie à l’intérieur de moi ; bien que très différemment (et très différemment de mon amitié pour Barbara), je les aime l’une et l’autre… Et toi ? Pas facile, tout ça !

Bon ! C’est typique de moi, me dis-tu, de ne pas t’avoir laissé entendre mes appréhensions concernant ma reprise.

Je reconnais que c’est vrai. Mais il faut que tu saches : 1) que je le fais de moins en moins ;

2) que je ne peux faire autrement, car c’est d’abord à moi-même que je n’exprime pas ouvertement certaines appréhensions… une manière de les maîtriser ; 3) enfin, sache aussi que je me sens de mieux en mieux, de plus en plus… !

A bientôt. Avec toi,

Colette.

***

Jeudi 8-10-87

Aimé,

… J’ai fini le livre de Francis ; je partage tout à fait ton point de vue.

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