Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je suis satisfaite également de la manière dont il parle de la psychanalyse. Je ferai une toute petite réserve : parfois, un ton trop philosophiquement marqué et qui parait alors un peu volontariste. Par ailleurs, un point dont j’ai envie de parler avec lui : à propos de ces rencontres entre équipes soignantes, et dans cet esprit qu’il souligne sans cesse, je pense avoir maintes fois fait une expérience assez proche dans les groupes de travail où nous mettions en commun recherche, pratique, etc. Or, il se passe à ce niveau un phénomène très fréquent : la constitution d’un surmoi du groupe (dans la triade dont parle Francis, Ça – Moi – Surmoi). En termes plus simples une instance de Jugement, une sorte de Conscience morale qui pèse sur chaque membre du groupe, c’est-à-dire sur la liberté de chacun, non seulement à l’intérieur du groupe mais au dehors, et qui risque d’altérer précisément ce qui est tellement nécessaire, à moins que chacun des membres soit déjà très solide dans l’application de sa pratique, de sa libre pratique… Peut-être est-ce là que la présence et le rôle du moniteur, étranger au groupe, peut le mieux jouer. A condition qu’il y soit très attentif. En tout cas, il y a une chose que j’apprécie beaucoup dans le livre de Francis : sa grande clarté ; et aussi le don qu’il a de montrer comment tant de pensées s’annulent d’elles- mêmes ! J’aime également le rapport qu’il établit entre mouvement de théorisation et théorie… Je suis contente d’avoir des nouvelles de Namodev, et de cet espoir de libération ; je suis sûre que tes visites l’aident beaucoup, et bien sûr tous les contacts que tu prends… et je crois que tu as raison de penser que cette « aventure » ne sera pas entièrement négative pour lui.
Quant aux discours autour du Matrimandir à coup de citations, je vois très bien ... j’entends très bien… !
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