Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et j’ai découvert – moi qui « projette » si peu – que je lui appliquais à l’avance l’image que je me suis faite de John : mêlée à sa sensibilité, sa finesse, sa vivacité d’esprit, une once de puritanisme. Est-ce que je me trompe ? Et puis, hier, la voici toute simple, pantalons et pull ; bref, dans l’un et l’autre de ses aspects, je la trouve, au sens plein et fort, très plaisante. Je regrette de ne pouvoir vraiment parler avec elle. Mais il y a l’au-delà des mots, et je suis très contente de la connaître.

… A bientôt ; je t’embrasse fort, fort,

Colette.

***

Le 2-10-87

Aimé,

… Avant-hier soir nous avons quitté Susan à la gare des cars internationaux. Je garde un doux souvenir… de l’ensemble de son passage à la maison. Entre son français et mon anglais on s’est bien comprises je crois… Elle est véritablement charmante, discrète, sensible, vivante. … Bien reçu ta lettre du 24… … J’imagine les grèves et agitations en Inde assez pénibles ? ... Quant au Matrimandir je vois que c’est la solution contre laquelle nous nous étions élevés véhémentement René et moi quand on en avait discuté avec Gérard… J’espère qu’ils vont y renoncer ! (Il s’agit du projet de Roger Anger d’un revêtement de disques dorés pour la coque du Matrimandir, voté à mains levées à l’issue malencontreuse d’une réunion générale de 7 heures ! …)

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