Lettres à Divakar jusqu'à 2005
tout l’épanouissement de Barbara au retour de Hollande, plutôt une enflure !
Vendredi
Avant-hier, déjeuné avec Gaby ; comme toujours, pour l’une et l’autre, sensation d’un grand souffle. Elle était en pleins préparatifs, depuis plusieurs jours, de l’une des fêtes juives précédant le Jour de l’An. J’aime assez cette permanence de certaines traditions – avec ces mets spécifiques préparés avec soin, et qui réunissent la grande famille, couronnée par l’authentique Mamma juive tunisienne… Quant à ma douce amie Aniela je sens que sa vie est bien difficile et j’en suis soucieuse : d’abord je ne t’ai pas dit que Claude, cet été, a été assez malade ; on lui a découvert des polypes ; opération en juin ; peu après et plus fréquemment qu’auparavant, crises d’asthme venant presque chaque nuit… jusqu’à lui rendre la vie impossible ; hospitalisation d’urgence en août… traitements intensifs pour supprimer des foyers infectieux… Aniela débordée par le travail ; d’abord professionnel (documentaliste), qu’elle aime mais qui lui impose des trajets considérables – elle ne rentre guère avant 9 h le soir, et comme de plus je la soupçonne d’être très lente et qu’elle est très consciencieuse, j’ai l’impression qu’elle s’offre pas mal d’heures supplémentaires ; à quoi s’ajoutent les courses, le ménage, les repas ! Pour moi, c’est étonnant : il a suffi de 2 patients ½ en moins… pour que l’étau se desserre ! Et la marche devient un plaisir, libérant le corps mais aussi la pensée… … Aussi un dîner avec Alain G. Curieux : dîner gentil, très confiant de sa part envers nous à qui il avait envie de parler de sa vie sentimentale ; j’ai été sensible à une certaine
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