Lettres à Divakar jusqu'à 2005

René me parlait dix fois par jour – leur nombre, l’heure, les bouteilles, le thermos, lui tout seul au milieu de ces difficiles manipulations, etc. Si tu savais comme je savais que tu n’aimerais pas cette douleur qui m’était tombée dessus comme ça stupidement ! J’aime beaucoup… cette réponse que tu me donnes à propos de ce rapport complexe entre l’harmonie et les situations diverses. Comme bien de tes réponses d’ailleurs elle ouvre un chemin, une perspective, elle offre un travail, une recherche. Et là, une recherche beaucoup plus ample et sensible – l’appel, l’union – que toute attention plus ou moins contrôleuse et par conséquent limitatrice. Je me sens très disponible pour cette qualité de travail-là.

Avec toi. Je t’embrasse,

Colette.

***

Mercredi 19-8-87

Aimé,

Ta lettre du 8 (avec le poulet dans ton sac… était-il bon et … tendre ?!)… … Tes conseils à propos du « traitement » de ma, de la fatigue, sont bien venus. Ça m’aide et me rassure tout à fait. Avec tout ce que tu m’as écrit précédemment je me trouve avec une direction à la fois complète, adaptée, souple. Et d’ailleurs, c’est curieux, je reconnais en moi une certaine attitude que j’ai eue ma vie durant – mais que cette fois je mets moins de temps à écarter : alors que je ne m’embarrasse guère de tout le paquet de morales habituelles, ni de principes, on dirait que je me crée

579

Made with FlippingBook flipbook maker