Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Rien de nouveau. Sauf un coup de téléphone de Suzanne ; elle est sans nouvelles de Gérard, juste un mot quand ils étaient à Mahabalipuram ; en fait, ce n’est pas l’inquiétude habituelle qui l’anime, mais le mécontentement : elle n’est pas d’accord avec certains de ses comportements, et j’ai l’impression que cela est pesant. Je suis frappée par la fermeté de ses propos, loin des plaintes que je lui connais ; par certaines intuitions en ce qui concerne Fabienne, et la passivité de Gérard. Elle est fine, et exigeante, je crois. Bref, je trouve dommage que ça tourne, du moins actuellement, ainsi. Toujours je me préoccupe de ramener les choses à ses rapports plus ou moins difficiles avec ses « belles filles », mais après tout, Ina continue de lui écrire, et Marcia l’aimait bien. Et moi j’aime bien Gérard, tu le sais, mais je suis un peu agacée parce que j’ai senti que Suzanne était tout de même assez … brinqueballée. Mais tout cela fait partie des remaniements d’une personnalité, et je pense qu’il y a le Gérard fidèle à une certaine orientation, toujours.
… Sache bien, en tout cas, que le 9 avril je serai avec toi en pensée, et qu’il se prolongera bien jusqu’au 15 !
… A très vite, t’aime et t’embrasse,
Colette.
***
( Après le s éjour à Auroville, au cours duquel j’eus d’abord une hépatite soudaine, et Colette fit une chute dans la maison de Barbara, qui l’immobilisa dramatiquement et obligea à la rapatrier en aménageant plusieurs sièges d’avion, démarche éventuellement prise en charge par l’assurance.)
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