Lettres à Divakar jusqu'à 2005
pages pour me parler de ton texte (« D’un Seuil, témoigner ») : deux pages merveilleuses et bien
intéressantes, dont je ne veux rien te dire pour ne pas les déflorer, et cela me fait trop plaisir de te les apporter, plutôt que de les poster… Il explique d’autre part pourquoi il m’adresse « tout cela » : « je n’ai pas encore pu lui exprimer tout cela directement car je ne trouve pas cela facile de renvoyer vers sa source, en quelque sorte, ce que j’ai reçu en lisant le manuscrit ; dis-lui que cela m’a profondément touché et qu’il y a quelque chose de très précieux dedans… ». Et puis, tout juste une heure après avoir reçu cette lettre, coup de téléphone de Christiane qui cherchait à me joindre depuis quinze jours, en vain : grâce en effet à sa distraction bien personnelle, elle avait ajouté un numéro de trop ; éclair de conscience soudain, et elle m’a enfin trouvée… ! Pour me dire sur ton manuscrit… plein de choses, proches de celles de Jean Yves ; des mots qui reviennent : beauté, force, justesse ; et des remarques concernant la partie sur Auroville… Bref, elle va t’écrire tout cela, mais elle attend que Francis ait achevé sa lecture… … Je vais tout de suite poster cette lettre. Bientôt ! Même desséché le doux jardin (de Sincérité) je l’aime. Et je l’attends. Et toi aussi je t’aime, toute ma tendresse avec toi,
Colette.
***
Mardi 24-3-87
Aimé,
Eh bien voilà, le temps passe ; je suis, tu l’imagines, toute occupée de mon retour, c’est-à-dire toute heureuse.
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