Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Raisonnement faussant je le sais, mais comment faire, non pour le chasser, le refouler, mais le résorber, le fondre ?! Je dirais volontiers, le rendre utile… après tout, pourquoi pas ?!

J’espère moi aussi en un grand changement de l’Asie.

Avec toi, toujours, toujours,

Colette.

***

Vendredi 11h 6-2-87

Aimé,

Je remonte à l’instant du bistrot voisin ; j’aime bien cette atmosphère un peu provinciale, avec le comptoir où se retrouvent les habitués du coin ; à la fois le silence à ma petite table, et un léger bruit de fond… Maintenant que ma « clientèle » s’aère quelque peu, je profite de ces brèches dans mon emploi du temps… pour prendre un thé au lait que je savoure et souvent accompagne d’une tartine ! Je me suis enfin décidée à entendre les petits appels de mon corps – à savoir les fringales du matin vers 10h ; ce qui équilibre beaucoup mieux les prises de nourriture car, du coup, je mange moins et plus lentement aux repas et je me sens beaucoup mieux. Et puis, décidément, je suis chaque fois surprise et admirative à l’égard du yoga ! Il y a évidemment des postures auxquelles je n’atteindrai jamais, mais Klara me les fait faire, très progressivement, « comme si », et ces simples ébauches sont pour mon corps un sacré travail qui s’accompagne de ce comblant petit allumage avec la conscience.

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