Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Bien avec toi toujours,
Colette.
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Les Prévôts, 31-12-86
Aimé,
Dernier jour de l’année ; nous revenons du paradis Ebihens, par une clarté limpide, des plages presque entièrement solitaires – trois personnes aperçues en deux heures de marche -, et beaucoup d’oiseaux. Nous rentrons demain à Paris. Tout s’est bien passé, une maison toute chaude, accueillante.
Je ne t’ai pas écrit durant ces vacances car il y avait la grève des trains…
… Que je te dise un peu pour Marseille… ; j’ai passé avec eux deux jours agréables : ce qu’il m’en reste avant tout, c’est l’accueil très chaleureux et simple que j’ai reçu. Pierrette n’a pas changé, son fils Pierre toujours aussi profondément perturbé « psychologiquement », et le second Jean Louis plein de charme et d’autonomie, et le fils de celui-ci gentil… Tu me parlais des « mythes » que je place dans le passé, de fascination, et j’ai reconnu tout ça. Néanmoins ce n’est pas très clair, depuis, dans mon appréciation des choses. Voilà : le dimanche matin Jean Louis m’a emmenée en voiture un peu partout dans la ville, j’ai retrouvé des noms familiers à mon oreille ; l’après-midi je suis allée avec Pierrette au Pharo, le jardin voisin de son appartement et
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