Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Que je te dise tout de suite et cela ne t’étonnera pas je pense, je suis profondément d’accord avec ton désir, ton besoin de trouver ce dénominateur commun dans la vie et dans la conscience. C’est en accord avec l’esprit d’Auroville, avec la dernière phrase de ta lettre à Jean Daniel, avec ce que tu m’écris, que j’apprécie beaucoup, sur le sens que peuvent prendre les récentes manifestations des étudiants. Je ne suis pas étonnée que ce besoin, en toi, ait trouvé d’emblée cette « ouverture sensible » dont tu me parles – et ces réponses « au bout du fil ». Sans doute, oui, c’est plus bruyant que la conscience ! Cela me fait penser qu’il peut y avoir, aussi, dans un travail plus exclusif sur la conscience, une sorte de retrait devant le … bruit dans la vie. Mais, tu vois, je pense que de toute manière il y aura ce mouvement de va et vient que tu évoques et qui, en lui- même, sera fructueux. Je pense que si tu le veux pleinement, il y aura de la clarté dans ce mouvement de vie… … Mon travail d’écriture : alors voilà… il y a des semaines que je veux t’écrire à ce propos, tout en le repoussant à un peu plus tard, au fur et à mesure de l’évolution de mes pensées, des perspectives, des hésitations. En fait, tout ce que j’ai écrit va être replacé, utilisé en partie dans un tout autre travail, plus réel en quelque sorte, détaché de cette « fascination » qui se logeait au cœur de mon projet initial. Tout cela à la suite d’un long entretien, inattendu, avec Green. Enfin, il faut que je t’en parle.

… Dans ma prochaine lettre, te parlerai de mon voyage à Marseille : il y a un élément qui t’intéressera je crois.

… Je t’embrasse fort, fort ; René t’embrasse.

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