Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Pour Ravena, je ne me rends sûrement pas compte de tout ce qui reste à faire… tu auras besoin d’une participation de la famille de Janaka… ? A partir de ce que tu m’écris, j’essaie d’imaginer ce que peuvent être les réactions du père d’Auralice, mais pas besoin de me le préciser ; simplement j’avais justement envie de te demander comment Auralice vit tout cela ? Je comprends que tu éprouves cette impression de tourner à vide ces derniers temps… : cependant je crois que c’est par ce même quotidien que tu parviendras à faire émerger rythme et contenu reprenant leur sens, ou un nouveau sens. Bien sûr les occasions de communiquer comme tu le souhaiterais ne doivent pas se trouver à tous les coins de routes aurovilliennes. C’est étonnant tout de même de constater (mais serait-ce comparable à une illusion d’optique ?) combien – à part très certainement quelques personnes – l’individualisme de « pas très bon aloi »… est florissant à Auroville ! Faut-il passer par là ?! Ton tableau est superbe ! Bien encadré ! Pour l’instant je l’essaie à plusieurs places, j’hésite selon l’éclairage de la pièce. … Voilà. On sort un peu : chez les avocats qui ont l’air de nous aimer beaucoup ! On a été au théâtre !! Depuis près de vingt ans que je n’y avais pas mis les pieds ! A cause de l’acteur, j’avais envie de voir « l’Avare », or la mise en scène de Planchon nous a déplu ; pourtant ça m’a donné le besoin de ne plus négliger le théâtre ; c’est un peu indéfinissable : je rêve d’une belle et vraie pièce, ample.
Avec toi, attentivement et entièrement,
Colette.
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