Lettres à Divakar jusqu'à 2005
en France, les correspondances à telle époque précise avec tel ou tel évènement littéraire, philosophique, scientifique, médical, etc. Rien n’a été oublié (j’ai quand même passé certains paragraphes) depuis le surréalisme, le marxisme, le néo-freudisme (de Lacan), le féminisme, puis le structuralisme, la linguistique, etc. L’avantage aussi pour moi c’est d’avoir pu découvrir et comprendre un peu – car elle en parle très bien et nettement – la pensée de Lacan : un sacré bonhomme. Intéressant aussi de voir pourquoi et comment il a utilisé, drainé, attiré tous les milieux intellectuels, et les milieux chrétiens. Tandis que « ma » Société restait assez fermée, évitant ainsi les scissions des écoles lacaniennes. Ce qui est stupéfiant c’est l’âpreté des batailles entre ces écoles, ou entre chacun de leurs membres. Stupéfiant aussi de voir l’infantilisme et le ridicule des affrontements entre intellectuels réputés lorsqu’il sont « récupérés », par exemple par cette revue « Tel Quel » éditée par le Seuil au cours de ces dernières années (Foucault, Barthes, Derrida). On est frappé de cette incroyable boursouflure – quand ils sont ensemble, soit dans une institution, une école, un groupe, une revue -, de cette hypertrophie de l’intellect. Hier j’ai déjeuné avec Christiane au Pont Royal. Nous passons toujours des moments agréables, très proches. En fait, malgré genou et dos, elle est en bonne forme, car elle a pu maigrir de 10 kgs : c’était vraiment nécessaire. … Francis a fini son livre – l’exposé de ses réflexions après plusieurs années d’approche de la psychiatrie. D’autre part, Christiane et Jean Yves ont repris de gentils contacts ; elle me dit combien c’est frappant de voir comment Jean Yves a intégré l’enseignement d’Aurobindo et de Mère. Mercredi 19
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