Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Après quoi, je suis encore en train de réfléchir à ces mots qui sont sortis de moi avec une facilité dont je ne suis guère coutumière… Je ne connais pas encore les intentions de l’auteur, mais je crois qu’il adopte une position très exclusive. Et l’essentiel pour le moment, c’est ce que je me suis dit ! Qu’en penses-tu ?
(René « t’aime beaucoup »… c’est ce qu’il m’a dit tout à l’heure, les larmes aux yeux…)
Je t’aime et suis avec toi tendrement,
Colette.
Note : Il faudrait dire beaucoup de choses pour rendre justice à chacun de ces deux êtres remarquables, Johnny Walker (renommé Janaka par Diane) et Diane Maes (que je nomme souvent Dianika pour éviter toute confusion avec Diane P., la mère de ma fille Auragni) ; rendre justice, aussi bien, à leurs parcours respectifs, comme à leur cheminement ensemble. Diane M. et moi avions une relation directe et profonde et intérieurement évidente, nous nous sentions frère et sœur de « toujours » ; nous avions aussi le même âge, à un mois près. Diane M. était arrivée à Auroville en bohémienne, avec son compagnon de route, Guido, en 1970 ou 71 ; ils avaient eu un enfant, que Mère avait nommé Auro Louis ; cet adorable petit garçon se noya dans un puits ouvert (plusieurs des enfants nés à Auroville repartirent ainsi, par noyade dans l’un des derniers puits ouverts) en 1974 ou 75 je pense. Le père d’Auro Louis avait déjà quitté Auroville, et Diane M. vivait déjà avec Larry, dont elle avait eu un autre enfant, une petite fille que Mère nomma Auralice. Puis Diane M., qui était venue travailler au Matrimandir quotidiennement chaque matin, et faisait alors partie d’une équipe de montage d’échafaudage, - un travail qui demandait beaucoup d’attention et une bonne tenue physique - un matin arriva un peu en retard et se pressa un peu trop de rejoindre l’équipe en haut de l’échafaudage de tuyaux métalliques : elle glissa et tomba, une chute d’une vingtaine de mètres.
524
Made with FlippingBook flipbook maker