Lettres à Divakar jusqu'à 2005

concret, les infirmiers, l’hôpital, etc. ; de l’autre, des réflexions sur la « maladie mentale », ce qui représenterait deux publics très différents. Moi, je pense que non, au contraire, et qu’il fait là une fausse séparation. Passé avant-hier la journée avec Ilan. On a été frappés de le voir si fatigué. Mais du bon travail semble se préparer : une réunion, d’ici quelques temps, entre Israéliens et Palestiniens. D’autre part, isolément, un certain nombre d’Israéliens cherchent à prendre contact avec lui. Quant aux attentats à Paris, Ilan parait très bien placé pour savoir qu’ils sont orchestrés par la Syrie, ce que le gouvernement français sait parait-il très bien, mais n’accepte pas de reconnaître… (Dans le dernier numéro de la revue Palestinienne, tu verras, il y a Jean Genet !) Voilà. Je pense beaucoup à Janaka et Dianika et à cette « aventure » impressionnante, peut-être pas facilement cernable ? Je voudrais, on voudrait tellement, que quelque chose s’ouvre – mais c’est peut-être là, ouvert… que penser ?!

Je suis, physiquement, là, là-bas, mes pas dans la trace de tous les pas que j’ai faits…

Avec toi, fort,

Colette.

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Mardi 30-9-86

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