Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et puis je suis drôlement ennuyée, vraiment le genre de choses que je n’aime pas du tout : la première de ces choses que je fais au lendemain de mon arrivée ici, c’est de poster les lettres qu’on me confie ; au guichet, j’ai fait timbrer celles de Barbara pour la Hollande ; à la boîte j’ai posté (non sans m’être auparavant renseignée sur les éventuelles augmentations des timbres) celles de Barbara et d’Aruna pour Soaz – or elles ne lui sont toujours pas parvenues ! … Comme les pertes de courrier sont très exceptionnelles, surtout à l’intérieur de la France, alors on a un doute, Soaz et moi : sa mère a très bien pu … « les jeter au panier », B. et A. ayant mis leur adresse à Auroville au dos de leur enveloppe… … Quant à Soaz, elle est assez désemparée (je lui ai bien transmis ton message) ; elle a failli télégraphier pour dire qu’elle rentrait, elle se sent très privée d’Auroville, etc. Elle me téléphone longuement, en dehors de chez elle : de véritables appels. Pas facile pour moi, car je veux répondre à ces appels, sans que ça se transforme en conseils encombrants. Ma position : qu’elle fasse un « travail » pour se dégager intérieurement de l’emprise culpabilisante, surtout de sa mère. Et il est vrai que sur ce point Soaz est en train de faire beaucoup de progrès ; la souffrance qu’elle endure semble être un puissant aiguillon et elle dit que de me téléphoner l’aide beaucoup. Je lui dis aussi de ne toucher sous aucun prétexte à la somme (20,000/-FF je crois) qu’elle a mis de côté. Le problème essentiel ne va plus être que Gwen. Enfin, elle va vous écrire tout ça – et sans doute donner une adresse plus sûre où lui répondre. Reçu un gentil coup de téléphone de Francis pour avoir de tes nouvelles ; il se préparait à accompagner Christiane à Rennes pour son opération. Il a pas mal travaillé cet été à son livre ; mais il se demande à quel public en fin de compte il s’adresse : d’un côté le

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