Lettres à Divakar jusqu'à 2005

de très violent et de très intense ; et, par diverses manifestations, surtout à travers l’art, une aspiration profonde à relier les deux mondes, à prendre un autre souffle, un air nouveau, de la part de l’Occident. J’ai l’impression, en ce moment, de traverser les étapes qu’ont dû connaître, que connaissent – que, toi, as dû peut- être connaître – tous ceux qui se trouvent confrontés à une « double culture ». Et j’ai vraiment le regret, alors, d’avoir peu d’années devant moi pour développer « ça »… Je voudrais encore insister et beaucoup : tes lettres ont toujours été une présence, une réponse, un lien, je dirais aussi une information, un contact vivant. Ne te mets surtout pas je ne sais quelle idée en tête sur une prétendue insuffisance de communication, ce serait parfaitement injustifié. Enfin quoi, on s’écrit souvent, tes réponses sont toujours claires, collaborantes, tes lignes, si brèves soient-elles, sont toujours pleines – je ne sais quoi te dire de plus. Et lorsque je te dis : « tu me raconteras », ce n’est certes pas une demande ou une … réclamation ; c’est une façon de te dire : je suis tout, je partage en connaissance de cause !

… A bientôt, à tout à l’heure. Ensemble très fort,

Colette.

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Mercredi matin 24-9-86

Aimé,

Il a bien fallu ces 10 jours pour me « réadapter » ; mais chaque nuit en rêve je suis à Sincérité, ça fait quand même bizarre…

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