Lettres à Divakar jusqu'à 2005

« l’inconscient » du psychanalyste vit hors de la cure, comme pour son patient ; qu’il y a parfois des liens ; que psychanalyste et patient ne sont pas liés uniquement dans le cadre d’une séance ; qu’il y a interférence ; qu’il est bon parfois de sortir d’une sorte de ghetto, lequel est d’ailleurs parfaitement irréel. Respecter les règles de la pratique – neutralité, etc. – est une chose, indispensable, mais qui n’implique pas une coupure de la même nature que la porte qui se referme à la fin d’une séance. Voilà quelques approximations. Je t’écris un aérogramme « bis » pour répondre à ta lettre. Et dés maintenant je t’embrasse très, très fort,

Colette.

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Lundi 21-4-86

Aimé,

… Vendredi, passé deux bonnes heures avec Klara. Tout ce que je peux dire, c’est que ça se passe bien, ça passe bien entre nous, malgré ou avec nos différences. Et puis j’ai pu découvrir et comprendre la manière dont elle travaille ; si bien que le projet que j’avais, qui était encore imprécis, de lui demander des conseils pour une respiration plus complète, s’est trouvé concrétisé. Et je vais travailler avec elle tous les jeudis. J’en ai un grand besoin : faire un travail discipliné, à un jour fixe, m’occuper de mon corps de façon organisée, etc. Mes nouvelles libertés ont fait basculer les choses vers un tout autre équilibre.

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