Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mardi 18-3-86

Aimé,

Reçu hier ta lettre du 10 mars… je vais donc écrire tranquillement à Gloria.

Quant à ces projets des politiciens aurovilliens, que veux- tu ! Ça continue ! Mais une fois de plus, pour moi le « scandale » c’est l’inertie des autres ! Et je t’approuve ô combien d’essayer comme tu le peux de faire passer un autre point de vue. Ça me fait penser – et là encore, une fois de plus – aux réactions de Barbara à qui je demandais où en étaient ses projets concernant un travail auprès des enfants ; projets que j’ai trouvés vivants, intelligents, ouverts et, qui plus est, semblant répondre à certains besoins – comme semblerait l’avoir prouvé, entre autres, une réunion à laquelle elle a pris part juste la veille de notre départ de Sincérité. Or, voici qu’elle m’écrit, eh bien que non, que pour cela il faut qu’elle soit prête, qu’elle ait évolué, en elle-même, pour elle-même, etc. Je connais assez bien maintenant Barbara, et je suis convaincu que tout ça est un alibi, sous des apparences de vérités. Certes, un travail sur soi est bien nécessaire avant d’entreprendre, mais c’est aussi en entreprenant et en marchant que ce travail peut continuer de se faire – quitte à cesser l’entreprise en route. Je ne sais de quoi Barbara a peur, en définitive ; tout cela, je vais le lui dire, comme d’habitude… c’est un sujet fréquent entre elle et moi, mais je sens qu’il peut parfaitement se poursuivre ainsi indéfiniment !

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