Lettres à Divakar jusqu'à 2005
« psychothérapie » de D. A., de ne plus répondre « en psychanalyste » s’était radicalement inscrite en moi… Naturellement je ne manifesterai aucune rigidité avec les plus proches – Barbara par exemple – mais pourtant je tiens à ce que cette part de moi soit un domaine réservé. Et que tu sois, toi, mon interprète si la situation s’y prête. C’est avec toi que je veux en parler – et ceci a l’avantage de m’obliger à concentrer ma pensée. Alors, et je m’en rends compte aujourd’hui, que de prêter le flanc à telle ou telle « conversation » me donnait le sentiment d’une banalisation, d’une déperdition non seulement de ce que je suis dans mon travail, mais de ce que je suis tout simplement. Est-ce que je suis claire ?
Bon. J’arrête, mais ne crois pas que ce soit pour longtemps : je t’écris bientôt !
Au revoir. T’aime Tendrement,
Colette.
***
Mardi matin 8 h – 22-10-85
Aimé,
… Et maintenant, comment te dire !? J’aimerais tellement pouvoir collaborer avec toi à la recherche d’issues aux expériences difficiles que tu fais – aussi bien et aussi clairement que tu l’accomplis pour moi. J’ai en tout cas envie de te dire aujourd’hui ceci, dont j’ai maintes fois constaté et éprouvé la vérité et l’efficacité : il y
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