Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Il y a tout de même ce foutu escalier, et puis ces sandales je les ai mises tout à fait machinalement, outre que je suis bien dedans… Alors, si je n’étais pas tombée, rien de tout ça – l’oubli du danger – n’aurait eu d’existence. De plus, un oubli peut-il être à ce point justifiable d’un tel décodage ? (En acceptant d’aller un peu plus loin on peut tenir compte, et s’y arrêter, de ma colère contre René…) Je n’exprime sans doute pas clairement ce que cette double proposition représente pour moi : une question qui me parait importante. D’autant plus que, si je continuais ainsi mon exploration, je pourrais trouver quantité d’autres éléments également vrais et influents. Jusqu’où ? Et quelle vérité choisir ? Voilà. D’autres choses me viennent à l’esprit, mais j’arrête. Je les aborderai peut-être après tes réactions à tout cela, que j’ai hâte de connaître ! Juste un mot pour finir : dans la courte lettre que j’ai envoyée à Barbara via Elie je n’ai pas parlé de ma chute. Et peut-être ne l’aurais-je pas fait davantage maintenant, je ne sais pas, parce que c’est passé. Mais, et j’insiste, je trouve que tu as très bien fait de lui en parler (comme elle me le dit dans sa récente lettre), je trouve cela naturel, évident, simple. Et il est naturel qu’elle me demande ce que je pense de cette chute le jour de ma reprise du travail, dont je lui avais dit qu’elle ne me pesait nullement. Et voilà où je veux en venir : je vais bien sûr répondre à sa question, mais succinctement ; par contre je ne vois aucun inconvénient, au contraire, à ce que tu développes ma réponse si vous veniez à aborder le sujet, que tu la développes comme bon te semblera. C’est que je viens de m’apercevoir que cette décision que j’avais prise, grâce à tes remarques sur la
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