Lettres à Divakar jusqu'à 2005
que d’ordinaire j’ai ici chaussures et bottes à semelles anti- dérapantes… Bref : oubli. Mais enfin… je revenais de vacances ; premier jour de reprise, je n’étais pas encore dans le rythme du 27. C’était le mardi à 18 h 15. En fait je reprenais pour une séance seulement, la véritable reprise étant le lendemain. Je monte. Je mets la clé dans la serrure et m’aperçois que le trousseau que j’ai en main est celui de René. Je râle violemment : « encore le désordre de René qui jette ses clés n’importe où, cette fois près de mon sac, là où habituellement je prépare au moment de partir mon propre trousseau, la méprise était facile… ». Je repars évidemment pressée, alors que j’avais tout calculé pour avoir une bonne détente avant cette petite reprise du travail. Et pouf ! A toute allure ! Fulgurant ! Fulgurante également ma réaction de défense : je ne veux pas me raboter le dos et je me retrouve les deux bras violemment tendus au bord d’une marche, ce qui stoppe ma chute, et ce que je ressens comme une sorte de quoi ? de coup, de résonance, au-dessus du sternum. Je ne saurais t’en dire plus. Je n’ai pas eu l’impression – ni Paul qui s’est tout de suite occupé de moi – d’une fracture de côte, ni de fêlure, mais d’une tension, traction, peut-être d’une déchirure de ligaments. Il n’y avait rien d’autre à faire dans un cas comme dans l’autre, que de rester étendue calmement, la poitrine bien bandée…
Et avant ? Avant ce malheureux 18 h 15 ? Mon Dieu, rien à signaler.
On a fait des courses avec René et même plutôt plaisantes, puisque nous avons trouvé un joli meuble anglais pour
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