Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et je pensais aussi à Mère, en écoutant cette horrible bondieuserie, je pensais à son rire, car il y a de quoi rire également ! Je pense que nous allons rentrer samedi ou même vendredi. A vrai dire, ayant vu ce que nous avons vu hier, je n’ai guère envie de découvrir autre chose. Ce serait du gavage, et trop ce n’est plus rien. ... Aujourd’hui encore, il fait très chaud. Surtout, pour moi, l’air me manque dans ces pays trop contrastés, étés torrides, hivers glacés. Mais, et je n’arrive jamais à saisir l’élément si présent, il y a, à certaines secondes, brèves et intenses, une sensation que je retrouve, totalement identique ; ça vient, ça me vient d’Auroville, dans la lumière, le ciel, une forme, je ne sais pas !
Voilà. Je t’aime,
Colette.
***
Le 5-9-85
Aimé,
Imagine : j’ai reçu, ensemble, tes lettres du 19, et deux du 23… ! Il est évident que je vais les lire et relire – ce que j’ai déjà fait. Non seulement tu m’aides en élaguant, ouvrant, en bousculant les limites stérilisantes, mais tu m’offres un véritable et grand travail à propos et sur la Conscience – dans ses temps, ses silences, sa présence, ses exigences, mais aussi, si on cherche à s’en rendre capable, la vérité de ses dons et de ses demandes.
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