Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Même jour, 30-8-85

Aimé,

Avant le déjeuner on s’est promené … dans la « Bambouerie » : un grand parc… qui bénéficie d’un micro climat ; il y a 50 ans, un monsieur enthousiasmé par l’Inde, et surtout pas les bambous, a voulu les acclimater dans les Cévennes…, résultat : une forêt ! Tout à l’heure j’ai demandé à René de me déposer au pied du « Mas Soubeyran » et j’en suis revenue à pied, une bonne marche. Quant à ce Mas, tu l’aimerais ; c’est, serrées les unes contre les autres, mais ménageant entre elles des ruelles inattendues, un peu comme une casbah, de très belles maisons vieilles de trois siècles, ayant abrité les chefs camisards en guérilla contre … leurs frères catholiques ! Je pense que demain nous partons dans le grand voyage vers les Causses ; René a balisé la carte ; il fait une chaleur torride…

Dimanche

Alors, on l’a fait hier ce grand voyage. Toute une grande journée pour 210 km. Indescriptible.

Je crois que c’est une bonne façon de faire : il est évident que ce genre de paysages demande à être découvert

d’abord dans son ensemble. Et la Nature est stupéfiante !

Une harmonie, un agencement des formes, des couleurs, des végétations ; et les brusques contrastes si surprenants. A mille mètres, là-haut, au sommet de superbes montagnes, l’un des Grands Causses ; haut plateau infini couvert d’une herbe dorée et de petits buissons, et puis soudain un canyon vertigineux.

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