Lettres à Divakar jusqu'à 2005
réflexions, j’ai cru voir clairement ceci : c’est que cette « recherche », oui, elle est à portée de moi. Jusque là j’ai envisagé cet article sur mon rêve comme une sorte de récit, intéressant et énigmatique, permettant d’aborder une autre façon de nous situer dans nos interprétations des rêves – du moins de certains d’entre eux, faisant figure d’exception. D’accord. Mais ce que je viens d’entrevoir, c’est que si j’ai accumulé beaucoup de notes, si je me suis… bellement et saintement refusé à entreprendre vraiment ce travail entre deux patients, deux courses ou deux portes, c’est à la fois par réalisme et exigence, mais aussi, indiscutablement, par crainte, flemme, passivité. Si je veux m’en donner la peine je dois découvrir, à partir de ce thème de travail (un rêve, au fond, quel point de départ !), un certain nombre d’ouvertures. Voilà !
… Je t’aime, et puis je t’embrasse plein,
Colette.
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Mardi 20-8-85
Aimé,
Les gens commencent à partir. Alors, hier et aujourd’hui, la promenade sur la digue de Dinard à Saint Enogat a été bien agréable. La mer était haute, non seulement tout contre la digue mais au même niveau que nos pas. Et comme nous ne savions pas très bien si elle continuait ou non à monter, j’en ai été quitte pour recevoir de plein fouet deux belles douches !
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