Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mardi 16-7-85
Aimé,
Alors : Flamand, pris par le temps avant un voyage, a trouvé plus prudent de me communiquer ses notes au téléphone, que j’ai pu prendre au mot à mot presque. Il aborde ton texte sur deux plans : « Cet écrit », dit-il, « se propose de filtrer des évidences », et encore « de mettre à jour quelques enseignements … en somme un propos sinon pédagogique du moins informatif ; mais nous ne pouvons que rester sur notre faim, car la dernière partie où il est question d’Auroville est à mon avis trop générale, trop allusive, pour quiconque n’ayant pas le minimum d’information que j’ai, et qui se demanderait où et comment…. Quant à cette évidence, qui est le mot-clé de toute sagesse orientale, je ne peux qu’en accepter l’expression ardente puisqu’elle se dit l’aboutissement d’un chemin qui n’est pas le mien et qu’on ne m’offre pas… Au vrai, il s’agit là d’une méditation et d’un témoignage qui se veut incitation et qui révèle un remuement et de la passion. Il est évident », et c’est là qu’il aborde le 2 ème plan, « que ce qui est dit de la Mère… oui… ça me laisse surpris… on ne peut en recevoir l’expression qu’avec respect, tout en restant surpris… ». Viennent ensuite des commentaires autour de ses notes, et au cours desquels il me pose, comme lors de ma visite, des questions sur Auroville… Ce qui le surprend c’est que Mère (sur qui il va revenir à la fin, tu vas voir) soit en quelque sorte « à la fois comme le Christ et comme Iseult, et plus encore »… Après quoi, il ajoute cette impression : c’est que, dans la partie consacrée à Mère, l’intensité et son rythme … rythme qu’il associe de toute évidence à une respiration, lui parait
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