Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Savoir que je peux ouvrir au hasard un livre de Sri Aurobindo, ça allège !

Je vais donc m’imprégner et penser au contenu de ta lettre. Et peut-être quelques-unes de ces questions qui s’accrochent et m’accrochent fondront-elles, ou bien alors serai-je poussée à te les poser, comme pour m’en délivrer. … Jeudi dernier nous devions René et moi retrouver D. Darr et Klara dans le 17 ème arr. où se trouvaient réunis ce qui reste des objets d’antiquité de l’Inde du Nord rapportés par D. et Roger Anger ; en fin de compte j’y suis allée seule, René ayant dû retrouver B. en Normandie… Nous avons donc déjeuné toutes les trois après la visite à ces merveilleuses antiquités dont je suis tombée amoureuse. Elles sont si drôles toutes les deux ensemble ! J’aime beaucoup Klara, avec son mélange d’exigence et de naïve fraîcheur ; elle était toute charmante, habillée de rose, de vert pâle et de bleu, bien maquillée avec des cils bleus je ne te dis que ça… ! Et leurs dialogues sont savoureux : D. – « Vous savez, Colette, X est con comme un balai… ! » K. – « Oh, Dominique, ce que tu viens de dire, tu crois ? Pourquoi ? Vous savez, Colette, je ne peux pas répéter ces mots-là ! » D. – « Mais mon cœur, tu ne remarques rien !... » Etc. Et beaucoup de tendresse et de gaieté et de liberté… D. m’a fait tirer une trentaine de photos : toi, le jardin, nos maisons, et nous tous chez toi, chez moi, le Matrimandir…

… Francis vient déjeuner demain…

Et puis je t’embrasse avec plein, plein de tendresse,

Colette.

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