Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Vendredi 14-6-85
Aimé,
… J’ai rendez-vous le 20 avec Flamand. Mais là, j’ai un petit doute.
D’une part j’ai su que si « l’entreprise » Auroville l’intéressait ainsi qu’Aurobindo, il éprouvait une réticence à l’égard de Mère, ce qui m’a décidée à avoir avec lui une attitude très simple, très franche, ouverte. Seulement un autre élément s’ajoute à cela, qui n’a pour l’instant aucune signification précise : l’impression un peu pénible que j’ai tirée de mon échange téléphonique avec lui - au bout du fil la voix d’un vieux monsieur, extrêmement brève et assez cassante, je n’ai rien reconnu de ce que j’ai pu connaître de lui, il y a plus de 20 ans il est vrai. Bref je verrai. Je m’arme… d’une petite dose de courage, et d’une grande dose de simplicité intérieure. … Un soir, j’ai eu envie d’obéir à mon élan sans attendre ta réponse, et j’ai appelé Dominique Darr – appel tout à fait justifié dans la mesure où j’avais rencontré Klara, comme je te l’ai dit. Et puis la rencontre à Auroville, les photos, etc. Bref, nous avons dîné ensemble, tous les quatre, René prenant une part très présente et très profonde à ta situation actuelle. Je pense qu’il est important que tu saches cela. Et nous allons au Moulin dans huit jours voir les photos en projection. Bon. Alors l’essentiel. Dés mon appel téléphonique j’ai eu la surprise d’entendre qu’elle était au courant de tout. Et qu’avec Klara elle est très choquée.
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