Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je te conseille de laisser muet pour l’instant le petit mécanisme du doute « partir, rester » ; puis de prendre ces vacances, plus éclairantes je crois. Autre chose : ces gens, ces gens dominants du moins actuellement, il n’est pas possible qu’ils ne soient pas influençables ; il y a sûrement quelque part quelqu’un qu’ils accepteraient de reconnaître comme interlocuteur (le mot est à la mode, dans ce monde de guerres de toutes sortes !), quelqu’un qui, l’expression n’est pas forcée, pourrait leur faire entendre raison. Qui pourrais-je rencontrer ici ? Je te livre deux noms auxquels j’ai pensé, dis-moi rapidement car tu es plus au courant que moi de leur éventuelle action positive : Micheline Etevenon ? Ou, et là je m’avance avec plus de sûreté, Dominique Darr, qui me semble avoir des antennes ici ou là, et dont je sais qu’elle est très choquée de ce qui se passe pour toi. Je peux tenter quelque chose, là. Pour terminer, je ne vois pas autre chose à te dire que ceci : Ce matin, l’une de mes patientes avec laquelle je fais une analyse assez peu orthodoxe (et c’est sûrement dans ce cas que l’on peut mesurer ce que la non orthodoxie acceptée librement peut permettre de vraie rigueur), m’a parlé une fois de plus de la notion et de son expérience du Divin – avec une clarté d’esprit, de cœur, d’intelligence qui m’apporte beaucoup. Tu te doutes que ce genre de « rencontre » me touche infiniment, rencontre dans le temps, l’espace…
Moi aussi je t’embrasse, beaucoup, beaucoup,
Colette.
***
391
Made with FlippingBook flipbook maker