Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Ça me fait bien plaisir de savoir que tu es content (mais je m’en doutais) de mon travail corporel. Et je vais bien suivre tes conseils qui m’éclairent et me montrent toujours la voie la plus simple et la plus directe.

… As-tu revu Pnina ?

… Je suis si heureuse et si fière d’être ton amie. Je t’aime, Fort, toujours,

Colette.

***

Lundi 6 mai 1985

Aimé,

Oui, elle est là sur ma table, à ma droite, en compagnie d’Hanuman et du grand symbole de Mère… Et lorsque je suis dans mon fauteuil, en diagonale avec elle, je la vois dans sa pleine et merveilleuse luminosité : double lumière, celle qui irradie d’elle-même, de sa source profonde, et celle venue de la fenêtre qui fait miroiter toutes ses facettes. Et de tout près, cette variété de grains, de pores, cette présence vivante ! J’aime la tenir à plein dans ma main : c’est fort et doux, joyeux aussi, et cela m’atteint et me touche beaucoup, beaucoup ! Je « nous » ai acheté de grand lys jaune pâle pour ce jour, ensemble, auquel les gentils cadeaux de Barbara et d’Aruna apportent leur propre douceur. Et ce soir nous allons sortir René et moi.

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