Lettres à Divakar jusqu'à 2005
obscurs qu’Auroville suscitait en lui ; alors je peux enfin partager avec lui ce que, de tes lettres, je trouve agréable de partager. Et ça change beaucoup de choses. (Naturellement il y a tout ce que, dans nos dialogues, je ne partagerais avec personne !) Quant à l’extension de ma maison, le projet tient toujours bien sûr, et sa mise au point plus précise devrait se faire à mon avis à mon prochain retour en décembre. La pauvre Suzanne perd un peu la tête ; elle est venue ce matin au 27 au lieu de jeudi : pas pu la voir… Enfin, tout redeviendra simple, on se verra jeudi matin, et j’ai ta bonne lettre, plus les éléments pour le certain 6 mai… Quant à elle – entre parenthèses, qu’est-ce qu’elle a aimé être avec toi ! et elle a bien raison ! -, je m’attends à entendre bien des choses sur son inquiétude à propos de Gérard et Martine ! Qu’en penses-tu ? … Que je te dise tout de suite : j’apprends donc que tu as accepté l’offre de D.M… Je n’osais pas trop insister au début de ma lettre, ne sachant pas quelle serait ta décision, mais c’est extrêmement bon, ouvert, satisfaisant, plein ! Et je comprends totalement que cela puisse ne pas te séparer de ta peinture, je dirais au contraire ; en effet c’est à une dimension intérieure et extérieure qui me parait devoir favoriser l’inspiration, l’expansion. (René va être content !) Je ressens très bien aussi ce que tu me dis de tes diverses impressions sur ces grands mouvements qui t’emmènent selon des vitesses différentes, en des espaces et des lieux apparemment opposés, et que tout cela, en fin de compte, « en deçà, au-delà » se rejoint, se réunit. Mardi
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