Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Il me parait nécessaire que tu déconnectes, que tu désamorces leurs divers alibis et les laisses face à leurs vraies obscurités. Agir, c’est moins fatigant – et agir pour toi, c’est agir pour Auroville ; dis-toi bien que s’ils ne t’avaient pour bouc émissaire, il y en aurait un autre. Il m’est revenu brusquement le souvenir de certaines … tonalités : il s’en est fallu de peu que Satprem ne soit pour eux, différemment, cet autre-là !

A bientôt. Je t’aime,

Colette.

**

Vendredi 19-4-85

Aimé,

Beaucoup de choses à te dire : c’est comme si, récemment, j’avais eu plusieurs échos ou réponses…

1. Un écho qui me ramène à nos dialogues à propos de mon interrogation devant ce que réveille le travail de conscience : c’est une expression de Régis Debray, « la modernité sera archaïque ». 2. Et deux réponses en quelque sorte au bouillonnement dont je t’ai abreuvé dans ma précédente lettre à propos de l’Auroville archaïque ; deux réponses qui m’ont mise au contact de l’autre Auroville où j’ai vécu tour à tour de douces ou fulgurantes plénitudes.

La première.

365

Made with FlippingBook flipbook maker