Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Nous dînions René et moi avec deux amis de Guite, sympathiques, jeunes, Philippe et Ulrich ; à un moment ce dernier, dans une sorte de mouvement très proche, intime, a « révélé » qu’il y a trois ans il a fait un voyage en Inde du Sud qui l’a beaucoup et durablement marqué – et en particulier la découverte du Matrimandir… La seconde. Nous regardions à la télévision des extraits d’un grand film qui va bientôt sortir, « La Route des Indes », lorsque René, avec sa manière de passer, grâce à sa commande à distance, à une autre chaîne, fait apparaître, ô choc !, le visage de Satprem en gros plan. On ne voyait pas la personne qui l’interrogeait. Mais il disait avec calme, certitude, souverainement, que quand il n’y a plus rien (en camp de concentration par exemple) il y a l’Etre, et que la transformation ne se fera ni avec l’intelligence ni avec le Bon Dieu, mais passera par le corps. Ensuite nous avons vu que cela faisait partie d’une émission de grande audience qui reçoit de grands compositeurs ou chanteurs (c’est là que j’ai vu Jessie Normann) ou acteurs. Ce jour-là il s’agissait d’un chanteur compositeur, Jonasz, qui parlait de l’importance dans sa vie de Satprem, de Mère, d’Aurobindo, et de leur message révolutionnaire… Quant à l’Auroville archaïque et à mon bouillonnement … j’y reviens. J’ai tout à fait conscience que tout ce que je pense, et t’écris, est juste. Et que l’action peut être efficace : je trouve que « le téléphone arabe » (j’ai reçu ta lettre du 5) est un bon résultat, surtout quand on sait que c’est précisément la communication favorite des Aurovilliens (essentiellement Français donc !). Quant à ta réponse à ma proposition de mesure « juridique », je la comprends tout à fait, et comprends bien ton souci, que j’apprécie.

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