Lettres à Divakar jusqu'à 2005
réfléchir aux divers moyens de s’y opposer, et d’en guérir l’actuelle Auroville. Je ne crois pas que ça soit suffisant d’y répondre chacun dans son coin, encore que… si chacun élargit sa propre conscience… Du moins faut-il tenter une chose : opposer à la boule de neige obscurantiste des meneurs de jeu fascisants une boule de neige de Conscience. Je suis sûre que cela est réalisable, pratiquement. … Barbara, dans sa lettre reçue juste après la tienne, fait une allusion aux « incidents » dont tu parles, précisant au passage les sujets ( ?) de certaines conversations sur toi, à savoir la façon dont tu t’habilles, etc. Elle a bien fait, car cela m’amène à quelques réflexions, utiles je crois. Quoique l’on puisse penser du niveau de réactions de la part de ces « bons esprits », je crois que c’est précisément à ce niveau-là, immédiat, qu’il faut répondre. Et je vois deux types de réponses utiles : 1. Je me demande si nous (car j’y contribue… !) ne devrions pas atténuer, réduire une certaine recherche qui risque, de manière bête et arbitraire, étant donné tes, mes, choix à l’égard de toutes les inégalités, de rappeler la différence entre ceux qui ont de l’argent et ceux qui n’en ont pas (il n’y a certainement pas dans leur esprit cette sorte de différence, mais ils peuvent jouer sur elle qui est la plus visible en l’occurrence). 2. Ce serait assez fort que tu abordes directement ce problème-là, que tu fasses front d’une manière qui allierait la sincérité et l’efficacité, ce qui les surprendrait et les troublerait : quelqu’un qui vient dire calmement « allez, parlons donc ensemble, c’est tellement mieux, de mes manières, de mes vêtements, de l’argent… ! ». Samedi
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