Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Les choses changent, tu le sais. Des angles de vue apparaissent qui demeuraient cachés. Ma confiance s’accroît de ces possibilités d’ajustements nouveaux.
Je suis avec toi au plus vrai.
Je t’aime,
Colette.
***
Mardi 2-4-85
Aimé,
Dimanche, passé un gentil dîner avec Claude et Vicky, mais … avec la volonté partagée d’être à la surface des choses… Tout le monde était tombé d’accord sur ce que j’avais dit : que toutes leurs difficultés extérieures étaient secondaires, sinon des alibi, face à l’essentiel. Et il ne pouvait en effet être question pour René et moi de mettre la moindre parcelle de petit doigt dans l’engrenage ; et d’ailleurs, quel « conseil » donner, que ferions-nous à leur place, que savons-nous d’eux, de leurs sentiments ? C’est à eux seuls de régler ce qui apparaît une sorte de « folie à deux ». Mais, vu de l’extérieur, c’est toujours étonnant de constater combien les partenaires de tels univers sont résistants ; c’est l’autre, le tiers ami, qui risquerait de perdre la tête en se mêlant de leurs fulgurantes et réciproques contradictions ! (Encore que Claude soit bien pâle !) Ceci dit, ils vont sûrement être contraints de trouver une solution.
Plus émouvante en un sens est la situation d’Elizabeth.
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