Lettres à Divakar jusqu'à 2005

pas car, sans que je puisse encore l’exprimer clairement, mon travail ce matin même a tourné autour de ça.

Bref : tu imagines comment la joie de mon proche retour se redouble de celle que m’apportera la possibilité de poursuivre ce travail avec toi comme j’en ai absolument besoin. Avec toi, mettre ensemble, ajuster un certain nombre de choses.

Mardi

Ta lettre du 18. Vraiment, vraiment … c’est surprenant, - pas surprenant : amusant et plaisant, émouvant, formidable, simple – de constater combien là où tu es, tel que tu es, et moi là où je suis et j’en suis (et d’autres avec nous sûrement), combien donc à cet instant où tu m’écris cette lettre et où, moi, je la lis, tes mots correspondent au point même de mes pensées et perceptions actuelles, là où elles aboutissent en cet instant également. Bien sûr ce n’est pas nouveau en ce qui nous concerne, mais il y a des rencontres et des jonctions temporelles qui, outre qu’elles sont profondément agréables, sont instructives. Tout cela : ce que tu penses, aimes, maintiens et vis à Auroville, tes expériences qui se concentrent ou se déploient dans plusieurs directions ; ton travail ; ce que tu « penses » des rêves (Dieu que je suis contente, j’ai beaucoup à te dire, ou plutôt à approcher là avec toi), etc. … tout cela, je le pense ou le ressens, ou le devines avec clarté, et le vis.

… J’aime les démarches que je fais pour ton texte.

Aujourd’hui seulement il fait un peu frais. Juste un peu. Mais il y a eu de nouvelles et violentes tempêtes sur l’ouest.

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