Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Ma pensée galope, tout en sachant « que ce n’est pas nécessaire », comme tu me le dis. Mais je partage et veux partager. Ce brutal contraste de climat : 45°, le jardin abîmé par la tempête, plus l’hostilité retrouvée autour de vous. J’imagine que lorsque tu es sur place, il y a la possibilité de maintenir l’énergie suffisante pour le supporter, d’être au-dessus de cette sale cuisine. Et que peut-être il y a eu ici un relâchement (normal) du fait que cette hostilité n’était pas concrètement présente, charnellement, sur le lieu même. Tu me demandes de ne pas être inquiète, tu m’apprends ça aussi. Et tu peux me faire confiance. Je souhaite, comme je te le dis plus haut, partager, c’est important pour moi. Toi, qui partage tant, qui me donne la main, m’aide à m’orienter. Je voudrais que la mienne te donne au cœur de ton travail les meilleures réponses. Je voudrais … que le Jardin retrouve de belles racines...
Colette.
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Vendredi 17 mai, 18 h.
Aimé,
Sur la douce tonalité du second CD de Blandine Rannau…
Revirement à la surface ou interrogations que je me suis maintes fois posées qu cours du temps, à propos de votre état de « minorité », de votre équipe soudée face à la « meute »… Quelles défenses utilisez-vous ? J’entends bien : il y a la Conscience, base de votre réponse, de votre choix ; mais Conscience qui a nécessairement besoin d’expressions à différents niveaux.
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