Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Il ajoute aussi que tu as reconnu en lui une capacité à être « perfectible »… (cet « espace » sans doute que tu perçois en lui). Je crains un peu, aujourd’hui, sans être pour autant une Cassandre, qu’il n’entre dans une période d’excitation : je reconnais les mots-clés… ; on verra ! … Je souhaite seulement que tu aies déjà ressaisi le fil concret de ta vie à Sincérité, au Matrimandir, sans que ton absence l’ait le moindrement perturbé. Et je t’embrasse de tout mon cœur qui a fait avec toi son plein de joie et de confiance. … Bénéfique ta présence, pour Auragni à coup sûr : cela se voie sur les photos que je t’envoie… !
Colette.
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Mercredi 15-5-02
Aimé,
Un petit Journal de vie, en écoutant le Bach de Blandine Rannau… Une douceur. Une paix. Ça change tout, cette musique… ! S’est présenté à mon esprit ces dernières heures, le besoin d’une « hygiène de vie », symbole d’une « nouvelle vie ». Donc : des marches (oui !), boire le plus possible, l’eau du robinet me convenant très bien, penser à des mouvements respiratoires. Il y a quelque chose d’étonnant à devoir « penser » à tout cela, et d’y avoir mis tout ce temps. Penser, jusqu’à ce que ça devienne un automatisme. Un incroyable temps de mûrissement, alors que par ailleurs je suis convaincue du travail qui s’accomplit en moi. Il est certain que ces semaines avec toi ont permis ce déclic, ce passage, ce franchissement.
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