Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je ne sais aujourd’hui que t’en dire : il faut attendre les résultats de la perfusion de l’anti-dépresseur. Je comprends ce qu’il ressent : ce traitement, que l’on n’a pu éviter, lui parait déjà un acharnement thérapeutique. Il y a cependant que les moments où un léger mieux se manifeste, semblent le rassurer… De toute façon, je te téléphone et c’est le meilleur moyen de te tenir au courant… Etant donné tout ce dont j’ai à me préoccuper, dont la recherche d’aides à domicile pour son retour à la maison, mes visites à l’hôpital, mon cher travail, les amis … j’abrège ma lettre. Faut pas me morigéner… Je travaille assidûment au travail que tu sais… !
Avec plein de tendresse… Tu dis à tous que je pense à aux et que je les sens proches !
Colette.
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Samedi 15-12-01
Aimé,
Donc, je ne sais pas comment me débrouiller pour te traduire mon, mes rapports avec ma, la conscience ! A toi de t’y retrouver : tu es un excellent traducteur d’ailleurs, qui a l’habitude de mes tâtonnements dans ce travail tout personnel. J’ai recherché dans tes lettres, sans le trouver, ce qui m’avait inspiré une étonnante remarque ayant suscité ton bon rire au téléphone. En définitive voici comment je me représente la Conscience et donc le rapport que je peux avoir – ou chercher à avoir – avec elle. Reprenant l’une de tes descriptions toute récente, je note qu’il « faut trouver son siège d’abord et son milieu ‘intérieur’
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