Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Depuis toujours j’avais été frappée par ce côté magie, superstition, clé des songes et tireuses de cartes, de quelques esprits attachés à des symboles de très bas étage qu’Auroville attirait, on voit au nom de quelles facilités et faux-fuyants. Mais, quoi ? Qu’est-ce qui permet à de tels égarements de se maintenir, de diffuser leur poison et leur extrême sottise ? On peut penser que les divers conflits surexcitent ces formations, et tout ça recouvert par un soi- disant culte adressé à l’image de Mère. Les « images », ça peut aller loin dans des esprits incarcérés dans leurs névroses qui, à l’évidence à mes yeux, se psychotisent… … Je vois en tout cas que tu en tires un enseignement « direct, concret, précis » et je comprends bien ce que cela signifie d’avancée… … Je crois que « chacun et ensemble » devez décrypter les racines de ces fonctionnements qu’on ne peut guère appeler autrement que moyenâgeux (il y a de terribles exemples en Afghanistan de ces « purs » qui projettent comme on sait leur … pureté !). … Mes « patientes », (auxquelles je me réfère dans mon livre) oui, seulement des femmes… Une parenthèse : la grande majorité des psychanalystes de « notre » Société sont des femmes, et de même, ça va ensemble, les patients (es) ; les femmes acceptent plus facilement cette remise en question, cette recherche, cette « aventure » intérieure. Les hommes sont plus … prudents à l’égard de leur image, de leur intellect et de leur virilité. ... J’aime beaucoup tes réactions qui m’éclairent sur le chemin de ce travail. Et je retiens en particulier … la question que tu poses : « s’agit-il d’une faille ou d’une ouverture ? » Question essentielle qui doit m’amener, si je veux la transmettre, à un profond et large travail d’analyse… (J’aime beaucoup ton image de la conscience identifiée au courant d’une rivière).
René. D’abord tes messages le rendent content.
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